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"le déséquilibre entre les riches et les pauvres est la plus ancienne et la plus fatale des maladies des républiques"
- Plutarque

Sunday, May 18, 2014

Le pape François et "l'économie des retombées"

L'Eglise romano-catholique a toujours été concernée avec les aides pour les pauvres, leur éducation et leur bien-être. Les derniers trente ans, toutefois, la plus puissante église chrétienne du monde a pris congé de ce devoir millénaire, sous les pontificats des papes Jean Paul II et Benoît XVI. Pendant cette période, le problème de la pauvreté et les prélats qui s'occupaient d'en trouver des solutions ont été marginalisés afin de faire de la place aux préoccupations de doctrine et aux prêtres très conservateurs, voire réactionnaires.
L'année passée, l'intronisation du pape François a sonné le glas de l'odyssée libérale de l'Eglise catholique. Parmi les papes des derniers cinquante ans, Pape François jouit d'une réputation de professionnel des aides aux pauvres. Dans sa première exhortation apostolique, La joie de l'Evangile, le pape se moque de l'économie des retombées, selon lui incapable, sans l'appui de l'Etat, de réduire les inégalités sociales ou de vraiment contribuer à réduire la pauvreté. Allant à rebours, le Pape François prône
« la redistribution légitime des bénéfices économiques par l'Etat, aussi bien que la coopération indispensable entre le secteur privé et la société civile » afin de réduire la pauvreté dans le monde. Lors de sa rencontre du mois de mai avec le secrétaire des Nations unies Ban Ki-moon, ce véritable « pape des pauvres » a aussi demandé à l'organisation d'établir des objectifs plus ambitieux dans sa lutte contre la pauvreté et d'adopter des mesures « ayant un impact réel sur les causes structurelles de la pauvreté et de la faim ».

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